Les retraités « maltraités » manifestent contre la hausse de la CSG

Plus de 2.000 retraités s’estimant « maltraités » par le gouvernement manifestaient jeudi après-midi à Paris pour dénoncer la hausse de la CSG qui s’appliquera en 2018 à une majorité d’entre eux, « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », a constaté une journaliste de l’AFP.

Egayé par de nombreux ballons gonflables géants aux sigles des syndicats organisateurs, le cortège parisien a démarré vers 15h00 des abords de l’opéra Garnier (9ème arrondissement) pour un très court trajet jusqu’à la rue de Miromesnil (8e).

« Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas de cette société là », scandaient des manifestants.

Des banderoles portaient les mentions de « voleurs » ou « CSG, retraite, Macron = racket ». Et sur des pancartes les messages suivants: « retraités maltraités » ou encore « Hé! Jupiter, ne tond pas tous les moutons, tu risques d’avoir froid cet hiver ».

« Avec la hausse de la CSG, le pouvoir d’achat des retraités va baisser brutalement », dénonce Gérard Gourguechon, représentant du syndicat des retraités Solidaires. « Dans le même temps, le gouvernement supprime l’ISF, baisse l’impôt sur les sociétés, réduit les APL, ça ne passe pas du tout dans l’opinion publique », ajoute-t-il.

Près de 60% de retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchées l’an prochain par l’augmentation de 1,7 point (+26%) du taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée) destinée à financer la suppression des cotisations chômage et maladie des salariés du privé.

Et même si au 1er octobre les pensions des retraités seront revalorisées de 0,8% pour rattraper l’inflation, « cela ne fait pas le compte », estime Martin Brun, ex-agent RATP de 66 ans. La hausse de la CSG « est la goutte d’eau qui fait déborder la vase car elle s’ajoute à des tas de mesures depuis des années », dit-elle en évoquant notamment la suppression de la demi-part fiscale des veuves et veufs.

« Est-ce qu’avec 1.200 euros par mois, on est riche? », demande Michel, 68 ans, retraité des transports routiers, qui raconte avoir « travaillé pendant 45 ans à raison de 45 heures par semaine », avec « des crédit sur le dos toute (sa) vie ».

Dès la matinée, des défilés dans plusieurs départements avaient lancé cette journée annuelle de mobilisation des retraités à l’appel de neuf organisations syndicales de retraités (CGT, FO, CGC, CFTC, FSU, Solidaires, FGR) et associations (UNRPA, LSR).

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