Après Viry-Châtillon, des renforts policiers en Essonne mais un commissariat toujours attendu

L’Essonne a reçu les renforts policiers promis après l’attaque d’octobre 2016 à Viry-Châtillon, mais un commissariat de plein exercice dans la commune limitrophe de Grigny se fait toujours attendre.

Entre mai 2016 et mai 2017, 111 gardiens de la paix supplémentaires ont été affectés dans le département, selon les chiffres fournis en juillet par la direction départementale de la sécurité publique.

L’objectif de 101 policiers en plus, annoncé par Bernard Cazeneuve alors ministre de l’Intérieur, juste après l’attaque, est donc dépassé. « On n’a jamais eu autant d’effectifs depuis six ans », a affirmé Luc-Didier Mazoyer, qui a quitté fin septembre ses fonctions de patron de la police dans le département.

Mais selon Claude Carillo, secrétaire départemental du syndicat Alliance, « le bénéfice d?effectifs n’est que de 30 policiers », le reste des renforts ayant été acté « avant Viry ».

« On a eu les renforts annoncés, même si ce n’est toujours pas assez », tempère Olivier Michelet, du syndicat Unité-SGP Police de l’Essonne. Il estime qu’il manque encore « entre 100 et 150 » gardiens de la paix et gradés.

Côté matériel, 25 fourgons et une trentaine de nouveaux véhicules sont arrivés dans les commissariats du département. Les crédits exceptionnels débloqués par le gouvernement (112.000 euros en 2016 puis 142.000 euros en 2017) ont financé l’achat de nouvelles armes (pistolets à impulsion électrique, fusils d’assaut, notamment) et de nouveaux matériels (sacs, lampes-torche, gilets tactiques, radios).

Mais, annoncé par la préfecture, le projet de création d’un commissariat de plein exercice à Grigny, d’où sont originaires la majorité des suspects, semble au point mort. « C’est silence radio », lâche le maire PCF Philippe Rio, agacé. « C’est toujours en projet », commente la préfecture, sans plus de détails.

Actuellement, l’antenne de police présente à Grigny n’accueille que des services administratifs. Le commissariat compétent sur la zone est celui de Juvisy-sur-Orge, à 5 km de là.

La mairie de Grigny, qui avait voté par ailleurs le déploiement d’une police municipale, avec une enveloppe de l’Etat de 800.000 euros, prévient qu’elle « ne mettra en ?uvre cet engagement » que si le commissariat voit le jour.

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