Naissance en Tunisie du premier hôtel-musée

Il l’était déjà avant même d’avoir l’appellation. Hasdrubal Thalassa & Spa devient ainsi le premier hôtel-musée du pays, et ceci grâce à la large collection dont il dispose et aux centaines d’œuvres d’art contemporain qui y sont exposées. A cette occasion, le ministre du Tourisme Mohamed Ali Toumi s’est rendu sur place pour découvrir cette nouveauté du secteur et contempler les multiples toiles exposées. « Chaque idée nouvelle peut représenter un plus pour la Tunisie, le produit tunisien et notamment pour le brand pays, en donnant une valeur ajoutée à la destination Tunisie. Chaque fois qu’il y a un produit qui tire vers le haut avec une idée innovante, qui n’est pas commune dans le monde, représente un produit alternatif. En plus, l’hôtel a bâti ce patrimoine, depuis plusieurs années en accueillant des artistes Tunisiens et autres et des chefs-d’œuvre, l’idée étant celle de l’investisseur, le propriétaire de l’hôtel », a soutenu M. Toumi. Et d’affirmer : « Nous en tant que ministère du Tourisme et avec des spécialistes du ministère des Affaires culturelles, nous devons savoir comment exploiter ces chefs-d’œuvre et ce patrimoine pour matérialiser une idée qui ne peut qu’apporter un plus au tourisme culturel tunisien. Nous allons trouver une solution avec les experts de la culture pour mettre ce produit en valeur, d’une manière scientifique, pour l’investir et donner une valeur ajoutée à la destination Tunisie et à l’hôtel, qui le mérite amplement ». Interrogé par Business News sur l’opportunité d’aller plus loin et d’exposer des pièces du patrimoine tunisien dans cet hôtel, le ministre a répondu par l’affirmative. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, n’est rien par rapport à ce qui est conservé. Il y a quelque chose d’honorable et c’est le genre de success story qu’on veut véhiculer. C’est l’image qu’on doit refléter aux Tunisiens mais également aux étrangers… L’impossible n’est pas tunisien ! ». Il faut savoir que l’Hasdrubal Thalassa & Spa détient une collection de plus de 2.000 pièces d’arts plastiques entre toiles, sculptures et même poèmes, réunis grâce à un visionnaire; Mohamed Amouri. Dans ce cadre, Ridha Amouri, conseiller culturel pour la chaine hôtelière Hasdrubal, nous a expliqué : « Mohamed Amouri, le fondateur de la chaine et l’un des bâtisseurs du tourisme tunisien avait une vision : que les hôtels soient des musées et c’est dans ce cadre qu’il réservait une partie des budgets de la construction de ses hôtels pour l’achat d’œuvres de maîtres, de différentes nationalités et notamment des œuvres tunisiennes contemporaines en choisissant des artistes tunisiens qui représentaient leur époque (Ali Ben Salem, Zoubeir Turki, Abdelaziz Gorgi, Abderrazak Sahli, Ridha Bettaïeb, Néjib Belkhodja, …) ». Et d’ajouter : « Il a créé de ce fait une clientèle de fidèles qui viennent...

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Haykel Mekki : Des élections anticipées valent mieux que ne pas participer au gouvernement !

Le député du mouvement Echâab, Haykel Mekki, a affirmé, dans une déclaration accordée ce matin du mardi 11 août 2020, à Shems FM, que son parti préconise à priori un gouvernement politique car le système politique tunisien est bâti sur les partis qui doivent donc pouvoir assumer leur rôle. « La position définitive du parti n’a pas encore été définie, ce sont les structures qui l’annonceront. Cela dit Echâab estime que les partis doivent assumer leurs responsabilités et ne doivent pas être exclus. Un gouvernement indépendant aura du mal à obtenir la confiance du Parlement et dire que le gouvernement passera car les partis auront peur d’élections anticipées serait une erreur, Mechichi doit relativiser les choses, car des élections anticipées valent mieux que ne pas participer au gouvernement » a-t-il ajouté. Le chargé de la formation du gouvernement Hichem Mechichi avait affirmé hier que les consultations qu’il a menées lui ont permis de comprendre qu’il y a de grandes divergences entre les différents partis politiques : « Il est donc impossible de trouver une formule pouvant rassembler tous les partis politiques au sein d’un même gouvernement et garantir le minimum de stabilité politique dans le pays. De surcroît, nous savons que le manque de stabilité politique est la principale cause de la crise actuelle dans le pays ». Hichem Mechichi a, donc, indiqué que la responsabilité, l’obligation et le devoir national imposent la formation d’un gouvernement de réalisation économique et sociale, plaçant le citoyen au cœur de ses intérêts et de ses priorités. « Je considère, de ce fait, que la meilleure formule serait un gouvernement de compétences totalement indépendantes. Ses membres doivent être efficaces, intègres et prêts à assurer leurs fonctions ». Très vitre, de nombreux partis se sont exprimés sur cette annonce. Attayar, qui s’est dit très étonné, a affirmé que le gouvernement aura du mal à agir, notamment, pour faire passer les projets de lois puisqu’il n’aura pas de soutien parlementaire. « Nous aurions préféré qu’il maintienne les ministres du gouvernement précédent dans le cadre de la continuité de l’Etat, d’autant plus qu’ils avaient un bon rendement » a précisé le député Hichem Ajbouni. L’ancien ministre de l’Intérieur et membre du parti Ennahdha, Ali Laârayedh, a affirmé qu’on ne pouvait se permettre de laisser de côté les élections et les partis politiques, soulignant qu’un gouvernement qui n’a pas de bonnes relations avec les partis ne pourrait réussir et perdurer. D’après ses dires, un gouvernement d’indépendants à ce stade, est antidémocratique.  Il a ajouté qu’il faudrait, plutôt, un appui politique, une assise au Parlement et réduire le nombre d’opposants pour qu’un gouvernement puisse résoudre les problèmes et sortir le pays de l’ornière.  M.B.Z...

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Hamma Hammami : Le nouveau gouvernement sera-t-il réellement indépendant ?

A lire également Le secrétaire général du Parti des travailleurs, Hamma Hammami, a indiqué, lors de son passage ce mardi 11 août 2020, sur Express FM, qu’annoncer un gouvernement de technocrates indépendant est une preuve que les élections ne veulent plus rien dire, ajoutant qu’un gouvernement quel qu’il soit ne peut pas être totalement « indépendant » dans un contexte aussi marqué par la crise. « Le nouveau gouvernement sera-t-il indépendant ? Du FMI par exemple ? De la Banque mondiale ? De la France ? De l’UE ? Des pays du Golfe ? De la Turquie ?… Ce qui nous a amené ici, c’est que le pays est en faillite et que les responsables refusent de le dire aux Tunisiens…Nous en sommes arrivés là parce que nous sommes dans une économie rentière de consommation et non de production…on parle de gouvernement de compétences, or la compétence est dans le programme alors que personne n’en a » a-t-il souligné, appelant le chef de l’Etat, Kaïs Saïed, à entreprendre une initiative législative pour enquêter sur l’endettement d’avant et après 2011. Hamma Hammami a ensuite affirmé que la Tunisie n’est pas gouvernée par un gouvernement mais par des parties cachées et que ceux qui détiennent le pouvoir économique n’ont pas changé depuis l’ère Be Ali. Il a ajouté que la scène politique manque de la gauche car des facteurs l’ont affaiblie. « Quand le Front populaire était au Parlement nous n’avions pas ces scènes à deux balles qu’on regarde aujourd’hui, cela dit il s’est perdu au point qu’on a pensé qu’il faisait carrément partie du système » a-t-il expliqué, affirmant que la gauche œuvre à se relever et a commencé à se reprendre en main. Le chargé de la formation du gouvernement Hichem Mechichi avait affirmé hier que les consultations qu’il a menées lui ont permis de comprendre qu’il y a de grandes divergences entre les différents partis politiques : « Il est donc impossible de trouver une formule pouvant rassembler tous les partis politiques au sein d’un même gouvernement et garantir le minimum de stabilité politique dans le pays. De surcroît, nous savons que le manque de stabilité politique est la principale cause de la crise actuelle dans le pays ». Hichem Mechichi a, donc, indiqué que la responsabilité, l’obligation et le devoir national imposent la formation d’un gouvernement de réalisation économique et sociale, plaçant le citoyen au cœur de ses intérêts et de ses priorités. « Je considère, de ce fait, que la meilleure formule serait un gouvernement de compétences totalement indépendantes. Ses membres doivent être efficaces, intègres et prêts à assurer leurs fonctions »....

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Reconfinement en Tunisie : le vrai du faux

Alors que les cas locaux de contamination au Covid-19 sont en recrudescence ces derniers jours, une rumeur commence à se propager en Tunisie selon laquelle les autorités comptent reconfiner le pays. Il s’avère qu’il n’en est rien. Il s’agit en réalité d’une Fake news. Pas plus tard qu’hier, le ministre de la Santé, Habib Kchaou avait assuré que la stratégie du gouvernement est de coexister avec le coronavirus et que l’économie du pays ne supportera pas un reconfinement. D’autre part, Nissaf Ben Alaya, directrice de l’Observatoire des maladies nouvelles et émergentes, avait affirmé, hier aussi, que le virus continuera à circuler et que le confinement n’est pas une solution à terme. Mme Ben Alaya avait souligné que la stratégie du ministère est basée sur trois volets : le dépistage, le conact-tracing et l’isolement des contaminés. En somme, pas de reconfinement général. L’origine de la rumeur pourrait être les mesures prises dans une localité de Kairouan après la découverte d’une chaine de contamination. Une vingtaine de commerces, fréquentés par des Covid+, avaient été provisoirement fermés....

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Agression d’une avocate : le syndicat des agents de sécurité dément, le bâtonnier dénonce

A lire également Le secrétaire général du syndicat des forces de sécurité à Ben Arous, Mourad Ben Rabah, a démenti, jeudi 6 août 2020, l’agression contre l’avocate Nesrine Gorneh. Le 5 août, Me Gorneh a indiqué avoir été agressée violemment par des policiers le 4 août, dans un poste de police, alors qu’elle était en train d’assister son client lors d’un interrogatoire. « Ce sont des accusations mensongères », a-t-il affirmé lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque FM, assurant que le syndicat avait confiance en la justice.  Le bâtonnier de l’Ordre des avocats tunisiens, Brahim Bouderbala, a lui confirmé l’agression soulignant que l’avocate avait même perdu conscience et qu’elle n’avait pas été secourue. Il a précisé, lors d’une intervention sur les ondes d’Express FM, que l’un des agents présents au poste de police où elle été violentée, était intervenu pour la protéger contre ses collègues agresseurs. Brahim Bouderbala a, par ailleurs, appelé l’institution sécuritaire à se défendre en prenant les mesures nécessaires contre l’auteur de cette agression....

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