FCR : la lutte contre le commerce informel est du communisme pour Sayida Ounissi

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Le chroniqueur Houssem Hamed continue à faire son « Yann Barthès » au grand dam de ses victimes. Cette fois, sa victime s’appelle Sayida Ounissi, secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle chargée de l’Initiative privée, piégée deux fois par la « caméra de Houssem » dans sa dernière émission diffusée vendredi dernier sur Attessia.

Une première fois quand elle discutait avec Anouar Maârouf, ministre des Tics, avec qui elle cherchait à présenter des « compétences » au cheikh. Le cheikh, d’après ce qu’on pourrait comprendre, n’est autre que Rached Ghannouchi chef du parti Ennahdha auquel appartient la secrétaire d’Etat et duquel est très proche le ministre.

La deuxième fois c’est une discussion entre Mme Ounissi et un député à propos du FCR,  ce régime spécial accordant un avantage fiscal aux Tunisiens résidant à l’étranger et rentrant définitivement au pays. La secrétaire d’Etat est remontée contre cette décision qu’aurait prise le ministère du Commerce sans consulter personne et contre laquelle s’opposeraient, selon ses voyances, tous les députés qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir. « C’est normal ce gouvernement d’union qui travaille comme ça ?! », s’est exclamée la secrétaire d’Etat. Une critique qui a fait réagir son voisin de devant Hichem Ben Ahmed, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, sous l’œil indiscret de Slim Khalbous, ministre de l’Enseignement supérieur, pour lui dire : « Mais vous n’avez rien compris à la décision ! » Têtue, bien qu’elle n’en savait rien visiblement, Mme Ounissi a demandé à son interlocuteur de lui expliquer alors cette décision, avec l’air de dire : « Montre moi comment tu vas défendre l’indéfendable ».

S’il est vrai que cette décision relative au FCR a provoqué la colère de plusieurs Tunisiens résidant à l’étranger (Et Mme Ounissi était anciennement députée élue sur les listes de l’étranger), il n’en demeure pas moins qu’elle est totalement cohérente avec la politique actuelle du gouvernement de contrer le commerce informel et la corruption.

Elle mentionne que tous ceux qui bénéficient du régime FCR, en franchise totale ou partielle des droits et taxes exigibles, ne pourront plus vendre leur véhicule avant un an.

Sans atteindre ce droit accordé depuis des décennies aux Tunisiens résidant à l’étranger rentrant définitivement au pays, le décret gouvernemental vise surtout à  stopper le détournement de cet avantage qui a servi à alimenter le marché parallèle des voitures jusqu’à atteindre 34% des immatriculations annuelles dans le pays. Cette nouvelle mesure n’a rien de discriminatoire, contrairement à ce que disent les critiques, puisque d’autres catégories de Tunisiens (Taxis, louages…) bénéficient d’avantages fiscaux et on leur interdit de vendre leur véhicule avant un an.

Les Tunisiens résidant à l’étranger peuvent donc obtenir l’avantage fiscal, mais sans pour autant en faire un commerce en vendant leur véhicule tout de suite, comme on est en train de le voir depuis des années, au point de voir carrément la naissance d’intermédiaires spécialisés dans ce détournement de l’avantage fiscal.

A moins de chercher à encourager le commerce informel, le petit trafic et le détournement des avantages accordés par l’Etat pour des fins mercantiles, au détriment du commerce organisé et légal, la nouvelle mesure ne peut être qu’applaudie !

R.B.H

Auteur: admin

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